En ville(s) - ou les polyphonies de Salzmann en milieu urbain
La Romania Editeur, juin 2010
120 x 190, couverture dure avec jaquette, et ruban de lecture intégré
Hors Commerce - tirage limité à 6 exemplaires numérotés
Quatrième de couverture :
Il travaille l’aquarelle et la photo pour s’emparer de la ville. Ses vues urbaines et colorées de grandes citées - telles que New York, Hongkong, Londres ou Paris - ou ses séries de reflets sur les monuments, sont à couper le souffle !
Maître de l’aquarelle et coloriste délicat, Gottfried Salzmann se joue de l’infinité des tonalités que lui offre sa technique. Il crée des combinaisons entre pigment, eau et grain du papier.
Par cette alchimie, il parvient à magnifier la fluidité de la matière minérale de la pierre, du béton, de l’acier ou du verre...
Les sites urbains supplantent alors progressivement les paysages ruraux dans son travail, s’inscrivant dans une problématique très contemporaine. Son traitement des reflets poussés au paroxysme livre sa vision de notre environnement urbain démesuré. Quand il ne peint pas d’aquarelles, c’est alors le velouté des aquatintes, propre à l’artiste, qui prend le relais. S’il rappelle le traitement de ses aquarelles, sa connaissance intime qu’il a de la plaque de cuivre lui permet d’en percer le secret et d’exprimer des subtilités peu communes.
Poète, essayiste, réalisateur, François Xavier travaille depuis plus de trois ans presque essentiellement avec des peintres (Succar, Jaccard, Agostini...). Il a écrit et réalisé un documentaire sur Salzmann en 2008, et nous offre ici un voyage onirique dans le monde des immeubles de grandes hauteurs vus par un peintre de génie.

Avant-propos
Suite au succès rencontré lors de l’inauguration de l’Espace Raymond Moretti, le nouveau centre d’art contemporain de La Défense, au cours de laquelle avait été projeté le documentaire de François Xavier, Gottfried Salzmann, le peintre de l’eau, présenté en avant-première le 24 septembre 2008, lors du vernissage de l’exposition inaugurale consacrée à Salzmann, Regards sur la Défense, Gottfried Salzmann demanda à François Xavier, en novembre 2008, de lui écrire un texte libre pour accompagner sa prochaine exposition. Celle-ci devait se dérouler du 2 mai au 14 juin 2009, au Centre d’art graphique de la Métairie Bruyère, à Parly.
Après avoir rencontré Corinne Dutrou, la fille des fondateurs des Éditions R.L.D., Robert et Lydie Dutrou, il a été arrêté l’idée qu’un prochain numéro d’En Puisaye servirait de catalogue.
Cette maison d’édition, créée en 1973, sur la passion exigeante et obstinée du couple Dutrou, dédiée aux livres d’artistes, avait permis de mobiliser avec fidélité l’élite des arts et de produire une large palette de chefs-d’œuvre.
À cette belle famille élargie, auteurs et artistes, est advenue une kyrielle d’ouvrages, qui font du catalogue des éditions R.L.D. une véritable anthologie de la création contemporaine.
Ainsi, le texte de François Xavier devait présenter les gravures, photo-fortes et aquarelles de Gottfried Salzmann dans une édition de bibliophilie, avec des gravures originales de l’artiste.
Mais alors que le manuscrit avait été remis en temps et heure, un soudain revirement de l’éditeur mit l’auteur devant un choix cornélien : couper, sans justification, la moitié de son texte ; ou ne rien publier du tout.
Ne pouvant se contraindre à sacrifier la moitié de son travail, qui perdait tout sens à être ainsi réduit, et trouvant pour le moins la méthode cavalière, François Xavier préféra garder son texte en l’état... et nous le confier.
Ce petit livre tiré à six exemplaires, numérotés et signés, renferme donc le texte intégral, initialement prévu pour accompagner l’exposition Salzmann de la Métairie Bruyère, en mai 2009, et s’articule autour de quelques représentations de ses plus belles œuvres.
Les éditeurs.