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DE L’ORIENT À L’AMOUR (3) |
extraits de l’ouvarge publié aux éditions Editinter, Paris, 1998 Prix Théophile Gautier de l’Académie française 1999 |
 le château de la mer à Saïda
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Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux t’établir nulle part,
nous dit Ibn ’Arabi, car tu participes au voyage universel,
et le mouvement dans ce monde est continuel et infini.
Par la clarté du jour naissant tu vas vers l’étape suivante.
D’une mosquée à une cathédrale le temps n’est rien,
il te fait te hâter et oublier jusqu’à renier ta guerre,
mais si Gabriel s’est battu, à lui les honneurs, à nous la mort,
c’est que le dernier voyage ne sera que le commencement d’un autre périple.
Une route et deux destinations : l’une par la terre, l’autre par la mer,
de ce voyage à l’origine du mouvement nait l’existence,
fille du néant qui va vers l’avant au levant de la vie.
A chaque minute souffle la pensée vers l’éveil des regards,
sans aucun doute l’homme est doué d’intelligence,
mais pourquoi donc ne s’en sert-il pas ?
suite
DE L’ORIENT A L’AMOUR , poèmes, Editinter, Paris, 1998
Préface de Salah Stétié
Prix Théophile Gautier 1999 de l’Académie française
(lire le palmarès complet) |
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